J-29. Le premier jour du reste de ma vie

Dernière mise à jour : 5 mai

C’est un lundi ensoleillé, il est 8h30 et ma to-do list me fait de l’oeil, jusque-là rien de surprenant. Je réalise minute après minute que rien ne sera comme avant.


Depuis que j’habite à Paris, j’ai l’impression de n’avoir jamais arrêté. Entre les cours, les stages, les contrats d’apprentissage, ma mission de serveuse les week-ends, vacances et jours fériés, mon CDI passionnant mais prenant, le rythme était dense. J’ai eu toutefois la chance de vivre avec des gens inspirants dans une ville dynamique, internationale, qui offre des opportunités professionnelles adaptées à des projets qui me tenaient extrêmement à coeur. Sauf que voilà, après avoir cochés beaucoup de cases, après un foudroyant confinement, une case en particulier est devenue la top priorité. Malgré plusieurs tentatives, elle restait vide et il devenait vitale de la cocher, j’ai nommé : voyage longue durée / travailler à l’étranger / découvrir tous les continents du monde.


Quand on a été formaté à devoir gagner de l’argent pour remercier nos parents à avoir payer des études grâce à leurs sacrifices, à faire un travail avec un beau titre, et puis finalement changer de titre pour un titre plus long, plus english. Formaté à vivre dans un appartement, arroser ses plantes, oublier de les arroser car en fait tu n’es jamais dans cet appartement de rêve au loyer indécent, voire illégal. Quand on est dans ce moule tout douillet, on a qu’une envie, c’est d’y rester. On s’y amuse, on a des galères, on se relève. Cette vie je la chérissais, elle me plaisait profondément et je ne regrette pas une seule seconde.

C'est principalement des événements marquants et des rencontres qui peuvent te proposer de nouvelles options. Soit tu les prends et ça te coûte de perdre ce précieux confort, soit tu te dis une prochaine fois ou même dans une autre vie. Peu importe ton choix, ce qui compte c’est d’avoir le choix. J’ai choisis de quitter mon travail et appartement pour écouter mon coeur (avec ma moitié) - et j’ai de la chance que mes parents m’aient appris à le faire, merci à eux.


Que l’aventure commence, ensemble !


Célynda

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